viernes, 01 de octubre de 2010

Eros y Psique

…Y así ves, mi Hermano, que las verdades que te fueron dadas en el
Grado de Neófito, y aquellas que te fueron dadas en el Grado de
Adepto Menor, son, aún que opuestas, la misma verdad.
 
(Del Ritual del Grado de Maestre del Atrio en la Orden Templaria de Portugal)

 

Cuenta la leyenda que dormía

Una Princesa encantada

A quien sólo despertaría

Un Infante que vendría

De más allá del muro del camino

 

 


Él tenía que tentado

Vencer el mal y el bien

Antes que, ya liberado

Dejase el camino errado

Por el que a la Princesa viene

 

La Princesa Adormecida

Se espera, durmiendo espera

Sueña en muerte su vida

Y le orna la frente olvidada

Verde, una guirnalda de hiedra

 


Lejos el Infante, esforzado

Sin saber que lo tiene intuido

Rompe el camino predestinado

El por ella es ignorado

Nadie es ella para él.

 


Mas, cada uno cumple el Destino

Ella durmiendo encantada

El buscando sin tino

Por el proceso divino

Que hace existir el camino

 


Y si bien que sea oscuro

Todo por el camino afuera

Y falso, él viene seguro;

Venciendo camino y muro

Llega donde en sueño ella mora

 

Y todavía atónito de lo que hubiera

A la cabeza, en marejada

Yergue la mano, y encuentra hiedra

Y ve que el mismo era

La Princesa que dormía.

 

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EROS ET PSYQUE

...et ainsi voyez, mon frère que les vérités qui vous ont été enseignées dans le Degré de Néophyte,
et celles qui vous ont été apportées dans le Degré d'Adepte Mineur, sont, bien qu'opposées, la même vérité.

Fernando Pessoa


(Du Rituel du Degré de Maître du Prélude de l'Ordre des Templiers du Portugal)

Une légende raconte que dormait,

Une Princesse enchantée,

Que seul pourrait réveiller,

Un Infant qui viendrait,

De par delà le mur du chemin.

Il devrait, après avoir tenté,

De vaincre le bien et le mal,

Avant de, déjà libéré,

Choisir le bon chemin,

Pour accéder à la Princesse.

La Princesse endormie,

S'attend, dans son sommeil attend,

Rêve de sa vie dans la mort,

Et une couronne de lierre vert,

Orne son front oublié.

Au loin, l'Infant épuisé,

Sans savoir qu'elle intuition le conduit,

Brise le sortilège,

Lui, d'elle ignoré,

Elle pour lui inconnue.

Mais chacun d'eux accomplit le Destin,

Elle, endormie dans son enchantement,
Lui, dans la quête aveugle où il la cherche,
Par le procédé divin,
Qui fait exister le chemin.
 

Alors, pour si obscur que soit,
Tout ce qui survient le long de la route,
Et si trompeur, il avance droit et sûr,

Pour parvenir, vainqueur du chemin et du mur,
Au sommeil où elle demeure.

Puis, encore grisé de ce qu'il a vécu,
la tête étourdie, la pensée embrumée,

En levant sa main, touche le lierre,

Et là, s'aperçoit qu'il était lui-même,

La Princesse qui dormait.


Tags: Eros y Psique, Fernando Pessoa, Maria bethania

Publicado por carmenlobo @ 0:35  | Literatura
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