Viernes, 26 de junio de 2009



Algunas mujeres son?como islas: las abordamos tan f?cilmente solo en sue?os.

En marea alta, protegidas por las olas, se r?en de nuestras tentativas, juegan a las devotas o las rameras en los salones, las cocinas o los trenes de noche.?

En marea baja, le desv?an como nada a un escritor de su frase, un mir?n de su ventana, un colegial de sus deberes. ?Inaccesibles las tocamos s?lo cerrando los ojos.?

Son siempre la sombra que hace tropezar nuestros pasos, la luz que confunde nuestra ruta.

Libro: Casi ellas de Guy Goffette?
"Presqu'elles"

Il en est des femmes comme des ?les: on ne les aborde jamais aussi facilement qu'en r?ve.

A mar?e haute, prot?g?es par les embruns, elles se rient de nos tentatives, jouent les d?votes ou les catins dans les salons, les cuisines ou les trains de nuit.

A mar?e baisse, elles vous d?tournent comme rien un ?crivain de sa phrase, un voyeur de sa fen?tre, un coll?gien de ses devoirs.

Insaisissables on ne les touche qu'en fermant les yeux. Elles sont toujours l'ombre qui fait tr?bucher nos pas, la lumi?re qui confond nous routes.


Texte: Presqu'elles de Guy Goffette

Image: Amedeo Modigliani - Nu assis(1) et Jeanne H?buterne (2)



























































































Tags: Presqu'elles

Publicado por carmenlobo @ 23:31  | Literatura
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