Mi?rcoles, 13 de mayo de 2009
Las transeúntes (poema de Antoine Pol)
Musica: George Brassens

Quiero dedicar este poema,
A todas la mujeres que amamos,
Durante algunos instantes secretos.
A aquellas que apenas conocemos,
Que un destino diferente se lleva,
Y que no volveremos a encontrar.

A la que vemos aparecer,
Un segundo en su ventana,
Para, rápidamente, desvanecerse.
Pero su esbelta silueta,
Es tan graciosa y ligera,
Que permanece en nosotros.

A la compañera de viaje,
Que sus ojos, precioso paisaje,
Hacen que el camino parezca más corto.
Parece que solo nosotros lo sabemos,
Y aún así dejamos que baje,
Sin haber rozado su mano.

Ver el video Francis Cabrel: http://www.youtube.com/watch?v=C27QQXWle6c

Les passantes
 

(Poème de Antoine Pol)

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
on songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir


Tags: Brassens; Pol

Publicado por carmenlobo @ 2:29  | Literatura
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